RENCONTRE DES MEILLEURS VENDEURS DE LA SOCIŠTŠ WILLIS TOUT CE QUE J'AI TOUJOURS VOULU DIRE ¿ UN COURTIER D'ASSURANCES Loews Ventana Canyon Resort William J. Kelly Tucson, Arizona Managing Director J.P. Morgan 14 avril 2000 PrÈsident International Federation of Risk and Insurance Management Associations (www.rims.org/ifrima) WILLIAM J. KELLY William J. Kelly est Managing Director de J.P. Morgan, une sociÈtÈ leader de services financiers de niveau mondial basÈe ý New York. Il est responsable, entre autres, de la gestion des risques et de líassurance, ainsi que de divers autres domaines liÈs aux ressources díentreprise. Avant de se joindre ý J.P. Morgan, il y a quinze ans, M. Kelly Ètait Directeur de la Gestion des risques et de líassurance chez Merrill Lynch. M. Kelly est ý prÈsent prÈsident de líIFRIMA (International Federation of Risk and Insurance Management Association)*, une fÈdÈration mondiale regroupant 30 associations nationales et rÈgionales qui reprÈsentent plus de 20 pays du monde. Il est Ègalement membre du conseil du Global Risk Management Institute, qui dirige líadministration de la dÈsignation Fellow in Risk Management. En 1995-96, il a ÈtÈ prÈsident de la Risk and Insurance Management Society (RIMS), la plus vaste organisation du monde spÈcialisÈe dans la gestion des risques et de líassurance, comptant 4Ý500 entitÈs membres aux Štats-Unis et au Canada, et 8Ý000 membres ý titre individuel parmi les employÈs de celles-ci. M. Kelly est membre du Conseil consultatif sur la gestion des risques de líAllianz Insurance Company et membre du Conseil consultatif des comptes nationaux de líAIG. Il est administrateur de la Spencer Educational Foundation et a siÈgÈ au Conseil exÈcutif de la gestion des risques de la Protection Mutual Insurance Company. M. Kelly a ÈtÈ prÈsident du ComitÈ des assurances de líAmerican Bankers Association (ABA), prÈsident de la ConfÈrence nationale sur la sÈcuritÈ et la gestion des risques de líABA en 1993 et co-prÈsident du Forum sur la gestion des risques tenu ý Monte-Carlo en 1995. Cette annÈe lý, il a aussi reÁu le Prix Matthew Lenz pour la gestion des risques octroyÈ par la section new-yorkaise du CPCU. M. Kelly síexprime frÈquemment dans divers forums ý travers le monde et a publiÈ de nombreux articles sur divers sujets. La carriËre de M. Kelly dans líassurance a dÈbutÈ en 1972 ý líINA o˜ il Ètait assureur. Il a ensuite occupÈ les fonctions de cadre au sein du DÈpartement de la gestion des risques de la Chase Manhattan Bank, et de vice-prÈsident auprËs de la Bankers Trust Company. M. Kelly est titulaire díun B.A. en littÈrature anglaise de Fordham University ý New York et díune maÓtrise en gestion des affaires (MBA) de la Fordham Graduate School of Business ý Lincoln Center. * www.rims.org/ifrima BONJOUR Je souhaite díabord vous fÈliciter pour votre performance exceptionnelle cette annÈe. Si je comprends bien, votre sociÈtÈ traverse actuellement une pÈriode de changements organisationnels profonds. D'aprËs ce que j'ai lu, il semble que plusieurs bonnes idÈes sont en train díÍtre mises en úuvre. MalgrÈ le fait que tous ces changements sont trËs positifs, je sais combien il est difficile de vivre une pÈriode de rÈorganisation dans une sociÈtÈ. Ce type díinitiative semble toujours impliquer des consultants, souvent jeunes, Ènergiques et hyperactifs, qui envahissent une entreprise en serinant ý tout le monde des clichÈs du genreÝ: ´ÝUtilisez l'hÈmisphËre gauche de votre cerveau pour Ítre crÈatifÝªÖ ou bienÝ: ´ÝLe changement est toujours positifÝªÖ ou encoreÝ: ´ÝPensez diffÈremmentݪÝ! Une fois quíils sont trop rab’chÈs, il devrait vraiment y avoir une unitÈ spÈciale chargÈe díinterdire líutilisation de ces vieux clichÈsÝ! Cela dit, au-delý du malaise qui est souvent liÈ aux grands changements, líessentiel est d'atteindre les objectifs qui ont ÈtÈ fixÈs, comme nous allons maintenant en discuter. Le 17 fÈvrier, j'ai reÁu un e-mail m'invitant ý vous parler aujourd'hui. DíaprËs cet e-mail, l'objet de ma communication serait de dÈcrire les qualitÈs et comportements qui m'inciteraient ý faire ou ý ne pas faire affaire avec une maison de courtage d'assurances. Le message en question concluait que ce serait lý l'occasion de dire tout ce que j'ai toujours voulu dire aux courtiers d'assurancesÝ: cíÈtait une offre que je ne pouvais pas refuser. Par le passÈ, j'ai ÈtÈ assureur et gestionnaire de risques, et j'ai mÍme rÈussi, il y a quelques annÈes, l'examen des courtiers d'assurances de l'Štat de New YorkÖ mais je n'ai jamais travaillÈ comme courtier. Je peux donc vous parler sans prÈjugÈs liÈs ý une quelconque expÈrience ou connaissance pratique de votre activitÈ. NÈanmoins, je dirige depuis trËs longtemps des petits groupes de spÈcialistes qui agissent en qualitÈ d'intermÈdiaires exclusifs en matiËre de ressources d'assurances pour le compte d'entreprises mondiales. Je peux donc apprÈcier les dÈfis quíentraÓnent la satisfaction de clients exigeants ý travers le monde et la prÈvision de leurs besoins. Je pense qu'il serait opportun d'aborder ce sujet en passant du microcosme au macrocosme, c'est-ý-dire en commenÁant avec mes prÈfÈrences et mÈcontentements individuels et en terminant avec une perspective globale de l'industrie. En termes de prÈfÈrences individuelles, commenÁons par Ètablir une liste des dix principales raisons qui justifient de faire affaire avec un courtier d'assurances. Je vais parler des courtiers d'assurances en gÈnÈral, puisque vous avez tous dÈjý fait preuve díexception. Veuillez m'excuser si mes propos se rapportent souvent ý des transactions d'assurance. Je comprends que les courtiers cherchent actuellement ý síÈloigner des transactions afin díÈtendre leur rÙle ý celui de consultant, de la mÍme maniËre que les gestionnaires de risques et d'assurances ne se considËrent pas comme des acheteurs. Je parle Ègalement en qualitÈ de collaborateur d'une sociÈtÈ multinationale de grande envergure. CommenÁons donc cette liste par la qualitÈ la plus importante que j'attends d'un courtier, et notamment d'un gestionnaire de compteÝ: une connaissance approfondie des ressources de sa maison de courtage. J'estime que toutes les grandes maisons de courtage disposent d'excellentes ressources, et j'ai besoin de quelqu'un qui sache o˜ elles se trouvent et comment y accÈder sans perdre de temps. Le meilleur gestionnaire de compte auquel jíai eu affaire níÈtait pas technicien, mais il avait une solide connaissance de sa sociÈtÈ et de ses ressources. Comme gestionnaire de risques, je níai jamais changÈ de maison de courtage pour des raisons de performance. J'ai par contre changÈ de responsable de compte afin d'obtenir un service de meilleure qualitÈ. Un gestionnaire de risques qui change de maison de courtage ý cause de la qualitÈ du service nía tout simplement pas rÈussi ý dÈnicher les individus de qualitÈ qui se trouvent dans toutes les grandes maisons. Occasionnellement, il míest arrivÈ de transfÈrer une partie de mes affaires chez des courtiers ayant dÈveloppÈ une spÈcialitÈ particuliËre. Par exemple, líun de mes prÈcÈdents employeurs avait une filiale de rÈimplantation, c'est-ý-dire une entreprise qui facilite le dÈmÈnagement des cadres de ses sociÈtÈs clientes. Dans le cadre de cette activitÈ, nous avions un portefeuille de quelques 9000 rÈsidences ý travers le pays. Un reprÈsentant d'une trËs petite maison de courtage dans le Connecticut a souhaitÈ prÈsenter une soumission sur le portefeuille. Comme les protections d'assurance propriÈtÈ et responsabilitÈ avaient ÈtÈ obtenues par l'entremise d'une importante maison de courtage, je ne m'attendais pas ý ce que la maison spÈcialisÈe nous fasse une offre valableÖ mais le reprÈsentant est revenu avec un programme non rÈsiliable de trois ans auprËs díun assureur de premier plan, offrant des rÈductions de cošt impossibles ý refuser. Aussi longtemps que les grands courtiers continueront ý vouloir rÈpondre aux besoins de tout un chacun, ils resteront vulnÈrables ý ce genre de concurrence spÈcialisÈe. Comparer des maisons de courtage, c'est un peu comme comparer des universitÈs. Laquelle est la meilleureÝ? Harvard, Yale, Princeton ou, selon mon expÈrience personnelle, Fordham, Columbia ou New York UniversityÝ? On ne peut pas faire de gÈnÈralisations. Il faut comparer les diverses facultÈs, les diffÈrents professeursÖ en un mot, les individus qui reprÈsentent le facteur dÈcisif. Peut-on obtenir de solides connaissances dans ces universitÈsÝ? Bien sšr,Ýsi l'on ý la chance de disposer des bonnes ressources. J'ai insistÈ sur l'importance d'un gestionnaire de compte qui connaisse ý fond les ressources de sa sociÈtÈ et qui sache y accÈder. Si, pour quelque raison culturelle, politique, gÈographique ou pÈcuniaire, ces ressources ne me sont pas immÈdiatement accessibles, pour moi cíest comme si elles n'existaient pas. Au sein d'une maison de courtage, il est difficile de surmonter ces obstacles bureaucratiques ý la qualitÈ, en partie ý cause de ce qu'un ancien vice-prÈsident du conseil chez J.P. Morgan appelait la ´Ýmaladie du profitÝcenterݪ. En ce qui a trait ý la gestion des risques d'entreprises, certaines maisons de courtage d'assurances offrent maintenant de recourir aux ressources d'autres filiales de leur groupe afin de rÈpondre ý une gamme de risques plus large. C'est une excellente idÈe, mais qui sera difficile ý rÈaliser parce quíelle nÈcessitera probablement un mode de facturation entiËrement nouveau et une nouvelle structure organisationnelle. S'il a un excellent gestionnaire de compte, le gestionnaire de risques n'a pas grand besoin de traiter directement avec les divers spÈcialistes sur lesquels s'appuie celui-ci. Cependant, les courtiers veulent toujours prÈsenter leur ´ÝÈquipeݪ souvent au cours díune premiËre rencontre visant ý lancer une nouvelle initiative de couverture. Habituellement, cela me force ý m'assurer que la salle de confÈrence que je rÈserve sera assez grande pour contenir ý la fois l'Èquipe et moi-mÍme. Traditionnellement rÈmunÈrÈs ý la commission, les courtiers d'assurances ont souvent des difficultÈs ý dÈterminer le cošt de leurs services. Pour cette raison et bien d'autres, ils ont tendance ý affecter trop de ressources ý un projet. Ceci n'est pas surprenant dans un milieu o˜ il níy a pas de comptes ý rendre sur son temps et ses dÈpenses. Ce manque de responsabilitÈ entraÓne Ègalement líaffectation irrÈguliËre de ressources. J'ai vÈcu des situations o˜ les courtiers ´Ývedetteݪ Ètaient prÈsentÈs au dÈpart, mais o˜ par la suite, c'Ètaient les plus inexpÈrimentÈs qui Ètaient envoyÈs en premiËre ligne. Comme je l'ai dit, les membres de ´Ýl'Èquipeݪ sont spÈcialisÈs dans certains domainesÝ: dommages matÈriels, corporels, crime, responsabilitÈ professionnelle, etc. Ceci nous amËne ý la deuxiËme raison importante pour traiter avec une maison de courtageÝ: l'expertise de ses spÈcialistes. En tant que professionnel chevronnÈ en matiËre de gestion des risques et assurances, et donc en tant que gÈnÈraliste, permettez-moi de vous dire combien il est agrÈable de rencontrer des spÈcialistes qui connaissent leur domaine mieux que nous. Je ne fais pas allusion ý une connaissance des marchÈs disponibles, mais ý une connaissance de la couverture elle-mÍme, de ses particularitÈs et de son Èvolution dans le temps. Cependant, ces spÈcialistes ne doivent pas Ítre entravÈs par leur spÈcialisation et doivent envisager de faÁon crÈative des approches et des combinaisons nouvelles et diffÈrentes. En 1997, nous avons syndiquÈ un programme supplÈmentaire anti-catastrophe de 400 millions de dollars pour garantir des pertes rÈsultant de crimes et de responsabilitÈ des administrateurs et dirigeants, responsabilitÈ professionnelle de líentreprise et actes non autorisÈs, y compris les transactions non autorisÈesÝ; il s'agissait de la premiËre police de ce genre. Au dÈpart, nous avons Ègalement essayÈ de garantir le risque, jusquíý prÈsent non assurable, d'interruption des affaires pour une autre cause que les dommages matÈriels. ¿ cette Èpoque, le marchÈ apprÈhendait toujours le passage ý l'an 2000Ý; le moment n'Ètait donc pas propice. MalgrÈ tout, j'ai ÈtÈ ÈtonnÈ de la difficultÈ et de la confusion provoquÈes par la prÈsentation d'un concept d'assurance biens ý des courtiers et assureurs spÈcialisÈs dans l'assurance accidents. Je suis toujours d'avis que l'interruption des affaires pour d'autres causes que les dommages matÈriels devrait Ítre assurable. Líassurance d'interruption des affaires est apparue ý l'Èpoque o˜ les sociÈtÈs dÈpendaient principalement de leurs usines, et les assureurs ont alors appris ý Èvaluer si les gicleurs et autres systËmes de protection Ètaient suffisants pour jouer leur rÙle en cas de sinistre. Aujourd'hui, de nombreuses sociÈtÈs dÈpendent en premier lieu de la technologie, et les pannes de systËmes informatiques reprÈsentent le risque primordial pour leurs opÈrations. Ce risque sera assurÈ lorsque les assureurs apprendront ý Èvaluer si les dispositifs díintervention en cas díaccident sont bien adaptÈs ý la t’che. Si ces plans de secours sont au point, l'assureur nía qu'ý faire face aux dÈpenses supplÈmentaires encourues pour les mettre en úuvre, et non ý une importante perte de revenus de líentreprise. En termes d'expertise, cíest une chose díÈcouter le client, et cíen est une autre díÍtre en mesure de l'informer et de le conseiller. Alors que je travaillais, par le passÈ, avec un excellent spÈcialiste de la responsabilitÈ des gestionnaires, je lui exposais toujours en dÈtail mes objectifs, et comment je voulais les atteindre. Il me rÈpondait souventÝ: ´ÝD'accord, on peut procÈder comme Áa, maisÖݪ et il se mettait alors ý exposer tous les obstacles, problËmes et solutions alternatives possibles. Ensemble, nous Èlaborions un meilleur plan. Dans líidÈal, l'interaction entre le courtier, le gestionnaire de risques et l'assureur devrait donner lieu ý une synergie produisant un rÈsultat final qui est supÈrieur ý la contribution individuelle de chacun. Selon mon avis, le troisiËme ÈlÈment nÈcessaire ý une maison de courtage est un rÈseau mondial. Principalement ý cause du fait que la rÈglementation et les pratiques des assurances sont spÈcifiquement locales dans le monde entier, les courtiers d'assurances n'ont pas su Ètablir l'identitÈ mondiale qui caractÈrise d'autres types de services financiers. Les courtiers d'assurance sont prÈsents partout dans le monde, mais n'ont toujours pas dÈveloppÈ une identitÈ mondiale, avec une offre de produits et services uniforme et cohÈrente ý travers le monde. Depuis de nombreuses annÈes, l'organigramme traditionnel díune maison de courtage divisait les ressources entre les activitÈs nationales et internationales. Par consÈquent, les clients mondiaux devaient traiter avec deux groupes díindividus, gÈnÈralement divisÈs selon deux programmesÝ: la division nationale et la division internationale. Štant donnÈ que les placements Ètrangers Ètaient souvent rÈgis par des couvertures locales, des polices d'appoint, dites ´ÝdeÝconditions diffÈrentesݪ, Ètaient contractÈes aux Štats-Unis. En consÈquence, les courtiers internationaux ne se sont pas sÈrieusement prÈoccupÈs des risques Ètrangers. ¿ chaque fois que j'exprimais des doutes sur la gestion des risques ý l'Ètranger, on me rÈpondait invariablementÝ: ´Ýne vous en faites pasÝ; tout est couvert par la police de conditions diffÈrentesݪ. Avec líavËnement de programmes mondiaux, souvent dÈveloppÈs par de grandes et dynamiques sociÈtÈs europÈennes, la situation a changÈ. La nÈcessitÈ díavoir une prÈsence internationale nous amËne ý la quatriËme qualitÈÝ: la capacitÈ de mettre en place des consortiums d'assurances mondiaux. Le caractËre fragmentÈ de l'industrie des assurances accentue le rÙle du courtier en tant que syndicataire. Selon A.M. Best, il y a environ 2000 assureurs de biens et de personnes aux Štats-Unis, et environ 70 d'entre eux seulement ont des capitaux propres de plus d'un milliard de dollars. ¿ quelques exceptions prËs, chaque assureur prendra une part relativement mineure d'un consortium ý cause de ses propres limites. Le programme de 400 millions de dollars, auquel j'ai fait allusion tout ý l'heure, a nÈcessitÈ la participation de pas moins de 30 assureurs de premier rang provenant du monde entier, et une couverture de rÈassurance Ètendue. MalgrÈ les changements intervenus dans la rÈglementation des services financiers, les sociÈtÈs d'assurance de biens et de personnes ne reprÈsentent toujours pas des cibles attrayantes pour des acheteurs potentiels dans le secteur des services financiers, mais on pourrait penser que les assureurs eux-mÍmes síorienteraient vers la consolidation, ne serait-ce que pour rÈduire leurs cošts d'infrastructure et prendre de líampleur. Price Waterhouse Coopers a rÈcemment fait des projections selon lesquelles le nombre de sociÈtÈs d'assurance diminuera de prËs de 50Ý% au cours des cinq prochaines annÈes. Si une telle consolidation se produisait, le fait qu'un courtier puisse syndiquer sur plusieurs marchÈs deviendrait moins important, Ètant donnÈ qu'un nombre rÈduit d'assureurs avec une capacitÈ plus large pourrait assurer des risques plus grands. Les assureurs les plus importants auront peut-Ítre la possibilitÈ de rÈduire davantage le besoin de recourir ý des consortiums gr’ce ý un usage plus Ètendu des contrats de rÈassurance automatique, ce qui pourrait ý son tour entraÓner davantage de dÈsintermÈdiation. Pour revenir ý notre liste, la cinquiËme raison est la communication. La proposition du courtier est jugÈe non pas sur les couleurs de ses synoptiques, mais sur de leur contenu. Les clients pour lesquels je travaille ne souhaitent pas trop en savoir sur l'assuranceÝ: quelle que soit la quantitÈ de documents que je soumets au soutien d'une proposition ou d'un rapport, je dois prÈsenter ma position d'une faÁon simple et claire dËs la premiËre page. Ce type de rapport ne termine pas sur des conclusions, il dÈbute sur des conclusions. Bref, je prÈfËre une communication concise, bien ÈditÈe et personnalisÈe. Elle peut inclure des annexes et des analyses, mais je n'aime pas avoir ý dÈbroussailler un texte pour pouvoir en dÈcouvrir le message de base. Tout juste derriËre la communication se trouve la sixiËme raison, que líon pourrait appeler le facteur temps, ou le sentiment d'urgence. Depuis mon entrÈe dans le domaine des assurances en 1972, j'ai pu observer une augmentation marquÈe du professionnalisme, mais cela est en grande partie dš au fait que les manques ý combler Ètaient nombreux. Peut-Ítre est-ce dš au fait que nous avons affaire ý des polices annuelles ou pluriannuelles, contrairement aux transactions en ligne et en temps rÈel, mais le fait est quíil manque ý notre activitÈ ce sentiment d'urgence qui est inhÈrent au rythme auquel le commerce mondial se dÈroule actuellement. ¿ ce phÈnomËne s'ajoute la lenteur avec laquelle les nouvelles technologies sont adoptÈes par le secteur des assurances. La technologie n'a jamais ÈtÈ au centre des prÈoccupations du monde de l'assurance, contrairement ý d'autres services financiers qui doivent dÈpenser des milliards pour entretenir et constamment amÈliorer leur infrastructure. La septiËme qualitÈ que doit possÈder un courtier, c'est la marge de manúuvre et l'influence dans les nÈgociations. ConsÈquemment ý la consolidation observÈe dans l'industrie, les sociÈtÈs sont de plus en plus grandes, ce qui fait que le courtier bÈnÈficie díune Ènorme marge de manúuvre tant pour nÈgocier des couvertures que pour rÈgler des demandes d'indemnitÈ. Au moment o˜ les courtiers parlent de plus en plus de síÈloigner de la transaction, leur capacitÈ ý influencer la transaction n'a jamais ÈtÈ aussi puissanteÝ: un avantage qui n'est pas partagÈ par les nouveaux concurrents du marchÈ, comme les sociÈtÈs de conseil. Il s'agit lý d'un point important. ¿ la suite des rapprochements survenus dans l'industrie mondiale du courtage, qui ont donnÈ naissance ý trois sociÈtÈs leader, certains de mes collËgues se plaignent díune concurrence diminuÈe. Pour ma part, je perÁois ce dÈveloppement díune maniËre tout ý fait diffÈrente. J'estime que la consolidation Ètait nÈcessaire pour permettre aux courtiers d'atteindre la taille nÈcessaire pour concurrencer les nouveaux-venus sur le marchÈ tels que les sociÈtÈs de conseil, qui offrent des conseils plus gÈnÈraux sur la gestion des risques, et les grands assureurs et rÈassureurs mondiaux, qui se passeraient volontiers des courtiers. Tandis qu'elles parlent de la nÈcessitÈ díaller au-delý de la simple transaction pour pouvoir agir en qualitÈ de consultants dans le domaine plus vaste de la gestion des risques des entreprises, les sociÈtÈs de courtage devraient garder ý l'esprit le fait que leur force rÈside, aujourd'hui plus que jamais, dans la gestion des opÈrationsÝ: crÈer, offrir et mettre en úuvre des mÈcanismes visant ý financer les risques et nÈgocier les demandes d'indemnitÈs. Paradoxalement, les courtiers se veulent consultants sur un large Èventail de questions, mais ils sont gÈnÈralement peu prÈparÈs et peu enclins ý assurer un tel rÙle. DíaprËs ma propre expÈrience, chaque fois qu'un courtier me soumet une proposition sur un risque dÈterminÈ et que je lui pose des questions sur les aspects comptables et fiscaux, il me suggËre invariablement de consulter un expert en la matiËre. L'assouplissement de certaines restrictions rÈglementaires concernant les sociÈtÈs de services financiers a encouragÈ des rumeurs sur la consolidation entre les banques, les maisons de courtage et les assureurs. Personnellement, j'estime que líune des solutions serait díÈtablir des alliances stratÈgiques entre courtiers d'assurances, conseils en gestion et sociÈtÈs Internet. Les conseils en gestion ont une expertise beaucoup plus importante en matiËre de risques d'exploitation et autres questions connexes, mais ne peuvent pas financer des risques ni nÈgocier pour amÈliorer les termes díune transaction. Une sociÈtÈ Internet partenaire pourrait offrir une infrastructure de pointe pour vendre des produits, faisant du commerce Èlectronique un atout plutÙt qu'une menace. Dans la mesure o˜ tout aspect de líassurance peut perdre son image de marque et devenir un produit gÈnÈrique, le commerce Èlectronique peut clairement servir ý sa dÈsintermÈdiation. Le fait díÍtre affiliÈ ý une sociÈtÈ de conseils en gestion permettrait aussi au courtier de ne plus traiter avec les cadres moyens de son client mais avec la direction gÈnÈrale, niveau auquel síobtiennent les contrats de conseil les plus avantageux. Le partenariat entre courtiers d'assurances et consultants en gestion pourrait aussi contribuer ý amÈliorer les performances du courtier en ce qui a trait ý la huitiËme raison importanteÝ: le prix des services. Comme je l'ai dit prÈcÈdemment, les courtiers ont encore ÈnormÈment de difficultÈs ý dÈterminer leur juste rÈmunÈration. Comme vous le savez, les courtiers d'assurances ont traditionnellement ÈtÈ payÈs ý commission. Il y a plusieurs annÈes, dans certaines gammes de produits, ces commissions pouvaient atteindre de 15 ý 25 pour cent, mais Ètaient calculÈes sur des primes relativement basses. Avec le temps, cependant, ý mesure que les primes augmentaient, les gestionnaires de risques ont commencÈ ý demander des honoraires fixes prÈÈtablis, díabord sur les placements nord-amÈricains et finalement sur tous les placements. Ces honoraires sont parfois un bien plus petit pourcentage sur les primes nettes. Díune maniËre gÈnÈrale, le domaine des assurances nía jamais rendu de comptes ý personne. Contrairement aux avocats et aux consultants, les courtiers n'ont pas l'habitude de rendre compte de l'utilisation de leur temps pour chaque client. En toute honnÍtetÈ, il faut reconnaÓtre que les activitÈs d'un courtier recouvrent souvent une gamme entiËre de produits, ce qui a pour effet d'affecter un certain nombre de clients. Lorsqu'on leur a demandÈ de passer ý un systËme díhonoraires fixes, certaines sociÈtÈs de courtage ont prÈtendu disposer de mÈthodes de calcul pour dÈterminer leurs prix sur la base díun tarif horaire pour chaque niveau du personnel. Ces mÈthodes ont dÈmontrÈÝñ et ce n'est pas une surpriseÝñ que les sociÈtÈs de courtage recevaient dÈjý une rÈmunÈration adÈquate, et peut-Ítre mÍme infÈrieure ý ce quíelle aurait dš Ítre. Par dÈfaut, les courtiers ont laissÈ les gestionnaires de risques dÈcider de la rÈmunÈration. Nous dÈterminons donc ce que nous estimons Ítre la valeur des services du courtier et nous nÈgocions sur cette base. J'ai dit ceci au cours d'une autre rencontre de courtiers, et l'un d'entre eux m'a demandÈ : ´ÝMais comment devons-nous Ítre rÈmunÈrÈs pour nos dÈpenses en recherche et dÈveloppementÝ?ݪ je lui ai simplement demandÈ quel Ètait le budget prÈvu en R & DÝ; Èvidemment, il n'y en avait pas. Ces dÈpenses existent, mais elles ne sont pas comptabilisÈes. L'industrie n'a mÍme pas encore commencÈ ý nÈgocier des contrats de service avec des bonus et des pÈnalitÈs clairement dÈfinis. J'espËre que les initiatives liÈes ý la qualitÈ, telles que six sigma, qu'adoptent actuellement certaines sociÈtÈs, entraÓneront la mise en úuvre de mesures de performance bien dÈfinies. Notre avant-derniËre qualitÈ importante, la neuviËme sur la liste, est que le courtier soit un peu informÈ des activitÈs de ma propre entreprise. Je trouve plus facile, depuis quelques annÈes, de discuter de nouveaux concepts de produits avec des individus, notamment des rÈassureurs, issus du domaine du conseil-gestion ou des banques. Ce níest pas le cas dans une aussi large mesure dans le domaine du courtage, et je ne fais pas allusion ici aux banquiers d'affaires engagÈs pour poursuivre le fantÙme illusoire de la titrisation. Quelle est la derniËre catÈgorieÝ? Qu'est-ce qui vient en dernierÝ? Qu'est-ce qui vient toujours en dernierÝ? Les demandes d'indemnitÈs, raison d'Ítre de l'assurance mais qui, tant pour le courtier que pour l'assureur, constituent une activitÈ non gÈnÈratrice de revenus. Y a-t-il des spÈcialistes en sinistres dans la salleÝ? Je ne pense pasÖ je suis sšr qu'il y aura un autre ÈvÈnement de prÈvu pour les spÈcialistes en sinistresÖ dans un endroit moins chic, sans doute. C'est toujours lorsque survient un sinistre d'importance que la haute direction d'un assurÈ regarde de prËs la police d'assurance et analyse sa valeur. Aucune demande d'indemnitÈ n'attire autant l'attention de la direction gÈnÈrale qu'une action en justice contre des administrateurs ou des dirigeants. Selon mon expÈrience, lorsque de telles rÈclamations sont communiquÈes ý l'assureur, celui-ci, sous le regard intÈressÈ de la Direction gÈnÈrale, níest pas toujours ý la hauteur des circonstances. Heureusement, il y a maintenant des assureurs seniors chez de grands assureurs qui reconnaissent le besoin de modifier les pratiques relatives aux rÈclamations que je vais maintenant dÈcrire. Lorsqu'une rÈclamation contre un administrateur ou un dirigeant est prÈsentÈe, l'assurÈ cesse d'Ítre le client de l'assureur, et son interlocuteur devient plutÙt le cabinet d'avocats de l'assureur. Švidemment, le client du cabinet est l'assureur, et non l'assurÈ. Dans la situation actuelle, lorsqu'un assurÈ prÈsente ý l'assureur un avis indiquant qu'une rÈclamation a ÈtÈ dÈposÈe contre ses administrateurs et dirigeants, l'assurÈ peut s'attendre ý recevoir du cabinet d'avocats de l'assureur une longue lettre de rÈserve de droits, ÈnumÈrant toutes les raisons pour lesquelles la garantie pourrait ne pas s'appliquer, avec jurisprudence ý l'appui, en remontant jusqu'au Code de Hammourabi. Mais notre sujet, c'est le rÙle du courtier. Vous vous souvenez du courtier, la personne qui a nÈgociÈ les conditions du contrat en question au nom de l'assurÈ, avec le soutien total de ´Ýl'Èquipeݪ. Lorsque l'assurÈ reÁoit la lettre de rÈserve de droits, son courtier lui conseille habituellement de prendre un avocat. Bien sšr cela est nÈcessaire, mais je suis toujours ÈtonnÈ par la vitesse ý laquelle le courtier s'efface devant une rÈclamation contre les administrateurs ou dirigeants d'une sociÈtÈ. Cela a ÈtÈ dÈmontrÈ, rÈcemment, au moment des rÈclamations en dÈdommagement liÈes au passage ý l'an 2000Ý: selon moi, les courtiers auraient pu donner davantage de conseils ý leurs clients, notamment relativement ý la faÁon dont cette question pourrait affecter la responsabilitÈ des administrateurs et dirigeants. Pour ce qui est des challenges prÈsents et futurs, la prochaine grande question ý laquelle nous serons confrontÈs, et qui se prÈsente dÈjý, est celle des risques d'exploitationÝ: l'une des trois composantes des risques d'entreprise. Les risques d'entreprise sont gÈnÈralement dÈfinis comme englobant les risques du marchÈ, les risques de crÈdit et les risques d'exploitation. J'estime que les ressources et les outils nÈcessaires pour faire face aux risques du marchÈ et de crÈdit sont depuis longtemps ý notre disposition. Cependant, les risques d'exploitation, c'est-ý-dire les risques de pertes accessoires aux risques de l'activitÈ principale, ne font que depuis peu l'objet d'une attention particuliËre. Ces risques peuvent Ítre liÈs au personnel, ý la technologie, aux locaux, aux relations avec la clientËle et aux facteurs extÈrieursÝ; notamment les violations de politique, la non-disponibilitÈ des systËmes, la faible qualitÈ des donnÈes, les erreurs, les pannes de logiciels, l'impossibilitÈ d'accÈder aux locaux ou de les utiliser pour quelque raison que ce soit, les transactions impossibles ý faire valoir, etc. Dans le domaine des risques d'exploitation, je travaille en Ètroite collaboration avec des individus qui bÈnÈficient díune solide expÈrience dans le domaine des risques de crÈdit et de marchÈs. Ils apportent avec eux leurs connaissances de l'Èvaluation et de la conception des risques de crÈdit et de marchÈs, tandis que, de mon cÙtÈ, j'apporte mon expÈrience en matiËre de gestion et d'assurance des risques d'exploitation. Nos diffÈrentes expertises sont trËs complÈmentaires. Par exemple, les analystes de marchÈs et de crÈdit prÈsument d'emblÈe que toutes les solutions dans le domaine de l'assurance nÈcessitent une analyse actuarielle et des modËles de scÈnarios. Bien que ces outils soient utilisÈs dans l'assurance des biens et des personnes, le courtier et le gestionnaire des risques peuvent jouer un rÙle important en faisant comprendre aux spÈcialistes des risques de crÈdit et de marchÈs ý quel point les solutions d'assurance peuvent parfois Ítre flexibles et dÈnuÈes de fondements scientifiques. Depuis l'ouragan Andrew et le tremblement de terre de Northridge, les assureurs de biens ont de plus en plus recours ý des modËles pour Èvaluer le niveau de risque dans certaines rÈgions gÈographiques. Afin d'Èviter une sur-concentration des risques, les assureurs ont interrompu ou sÈvËrement limitÈ la protection offerte dans certaines rÈgions, par exemple contre les vents violents sur la cÙte de la Floride. En revanche, la tarification effective des polices actuelles a ÈtÈ et demeure plus une fonction de la concurrence et de la crainte de perdre des parts de marchÈ que du dÈsir d'augmenter les bÈnÈfices. Je vais vous donner deux exemples ý 25 ans díintervalle. En 1972, quand j'ai dÈbutÈ dans le domaine de l'assurance crime, nous avions dÈjý des systËmes de calcul des primes par ordinateur. Pour calculer une police d'assurance dÈtournement et vol, par exemple, il fallait entrer le nombre d'employÈs, le nombre d'agences, le coefficient prÍts/dÈpÙts, la modification des pertes et autres facteurs d'Èvaluation. L'ordinateur dÈterminait ainsi le montant intÈgral de la prime díaprËs le manuel. Nous facturions alors entre 20Ý% et 500Ý% de cette somme, suivant les soumissions de nos concurrents. NaÔvement, j'ai demandÈ pourquoi nous devions faire tous ces calculs si, en dÈfinitive, la prime Ètait dÈterminÈe par les forces du marchÈ. On m'a rÈpondu que le gouvernement Ètait plus ý l'aise sachant que nos primes Ètaient fixÈes selon des calculs actuariels. Vingt-cinq ans plus tard, nous avons syndiquÈ le programme anti-catastrophe de 400 millions de dollars que je vous ai dÈcrit. Mes collËgues des risques de marchÈs et de crÈdit ont alors demandÈ quels types de modËles avaient ÈtÈ crÈÈs afin d'Èvaluer le risque et faire le calcul actuariel de la prime. Ils ont ÈtÈ surpris d'apprendre que, mÍme avant d'approcher des assureurs, j'avais rencontrÈ le courtier avec lequel nous Ètions en train de prÈparer les termes du contrat, et nous avions dÈcidÈ quel taux par million nous Ètions prÍts ý payer comme prime. Ce taux Ètait fondÈ en grande partie sur une Èvaluation du prix que ma direction serait prÍte ý payer selon un rapport cošts/bÈnÈfices et sur notre estimation de ce que le marchÈ pourrait accepter. Nous avons ensuite sollicitÈ des participations sur la base de ce taux par million tout en prÈsentant une documentation exhaustive. Bien que nous ayons dÈcidÈ au dÈpart d'atteindre 500 millions de dollars, nous avons rÈalisÈ que 400 millions constituait le maximum que le marchÈ accepterait au prix que nous voulions payer. Au-delý de 400 millions de dollars nous aurions forcÈ le marchÈ et fait face ý des taux plus ÈlevÈs. Il est important de garder ý l'esprit que les assureurs que nous avons approchÈs Ètaient gÈnÈralement parmi ceux avec qui nous avions Ètabli des relations ý long terme et qui avaient, dans certains cas, profitÈ de nos programmes depuis des dizaines d'annÈes. Dans des placements de ce genre, qui impliquent la responsabilitÈ de la direction, l'assureur agit dans une certaine mesure en fonction de sa confiance dans la direction de la sociÈtÈ assurÈe, une donnÈe qu'aucun calcul actuariel ne pourrait Èvaluer. Dans l'Èvaluation des risques d'exploitation, j'estime que le recours ý des modËles sophistiquÈs et l'art de tirer parti des forces du marchÈ seront deux critËres essentiels. D'autres facteurs externes militent Ègalement en faveur de la crÈation d'une protection Ètendue des risques d'exploitation. Les rÈgulateurs ont indiquÈ leur intention d'imposer des rÈserves de capital obligatoires pour garantir les risques d'exploitation. Entre-temps, des assureurs visionnaires envisagent de crÈer une forme d'assurance qui constituerait, en tout ou en partie, une solution de rechange moins cošteuse que cette rÈserve de capital. Nous en sommes toujours au stade prÈliminaire de cette convergence, dont plusieurs ÈlÈments restent ý dÈfinir, tels que : Le montant de la rÈserve obligatoire. La mesure dans laquelle l'assurance peut Ítre une solution de rechange acceptable. La capacitÈ du marchÈ de l'assurance ý saisir cette occasion. Pendant la pÈriode de bouleversement que nous traversons, gestionnaires de risques, courtiers et assureurs ont une occasion sans prÈcÈdent d'augmenter sensiblement la valeur de leur contribution en Èlargissant la portÈe et les limites de la protection des assurances. S'il faut financer des pertes de cette ampleur pour les grandes sociÈtÈs, la capacitÈ financiËre de l'industrie devra Ítre nettement renforcÈe. Aujourd'hui, mÍme par l'entremise de soi-disant programmes anti-catastrophe, le financement ne sert qu'ý attÈnuer l'effet des pertes sur une pÈriode donnÈe. Si la protection devait Ítre conÁue pour des ÈvÈnements mettant possiblement en pÈril l'existence d'une grosse sociÈtÈ, ses limites devraient aller au-delý díun milliard de dollars. La nÈcessitÈ d'augmenter radicalement la capacitÈ du marchÈ pourrait finalement reprÈsenter une occasion unique pour que la titrisation prenne de líessor. Pour faire face ý ces nouveaux dÈfis dans un environnement o˜ la technologie va continuer d'avancer ý un rythme vertigineux, les gestionnaires de risques vont compter sur des professionnels comme vous, et sur vos attributs : votre connaissance de votre propre sociÈtÈ et votre capacitÈ ý tirer avantage de ses ressources, votre rÈseau international et votre facilitÈ ý y constituer des syndicats, votre communication concise et opportune, votre facilitÈ pour manúuvrer dans la nÈgociation, que ce soit au stade de la souscription ou des sinistres, et votre comprÈhension de nos besoins. Je ne pense pas que le temps qui m'a ÈtÈ imparti me permette de vous dire tout ce que j'ai toujours voulu vous dire. Cependant, si vous visitez le site Internet de líIfrima, et cliquez sur la rubrique intitulÈe ´Ýpapersݪ, nous pourrons poursuivre la discussion. Pour terminer, j'aimerais vous offrir un dernier mot díencouragement pour ence qui a trait ý votre rÈorganisation. Moi qui ai subi les effets des budgets ý base zÈro, des auto-Èvaluations de contrÙle, des Ètudes de McKinsey, de la gestion des cošts basÈe sur les activitÈs, de líarchitecture des t’ches par familles, de la gestion des fournisseurs, des mÈthodes Six-Sigma, du commerce Èlectronique, tout ce que je puis vous dire est que ce que vous allez apprendre pendant cette rÈorganisation vous prÈparera pour la suivante... Merci, et je vous souhaite une autre annÈe remplie de succËs.
![]() |
http://www.rims.org/ifrima site developed by Information, Inc.; content and graphics © copyright IFRIMA and Information, Inc. |