RISK AND INSURANCE MANAGEMENT SOCIETY



JOURNÉE ANNUELLE DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL ORGANISÉE PAR L¹ORIMS À LA MÉMOIRE DE

DOUGLAS BARLOW





COMMENT PASSER DES OPINIONS AUX FAITS AVEC SIX SIGMA





Hôtel Marriott	William J. Kelly Toronto, Ontario	Managing Director Canada	J.P. Morgan



16 février 2000	Président International Federation Of Risk and Insurance Management

Associations (www.rims.org/ifrima)





WILLIAM J. KELLY





William J. Kelly est Managing Director de J.P. Morgan, une société leader de services

financiers de niveau mondial basée à New York.  Il est responsable, entre autres, de la gestion

des risques et de l¹assurance, ainsi que de divers autres domaines liés aux ressources

d¹entreprise, notamment les achats, la gestion des sous-traitants et la gestion des

déplacements d¹affaires.  Avant de se joindre à J.P. Morgan, il y a quatorze ans, M. Kelly

était Directeur de la Gestion des risques et de l¹assurance chez Merrill Lynch.



M. Kelly est à présent président de l¹IFRIMA (International Federation of Risk and Insurance

Management Associations)*, une fédération mondiale regroupant 30 associations qui représentent

plus de 20 pays du monde, et est également membre du conseil du Global Risk Management

Institute.  En 1995-96, il a été président de la Risk and Insurance Management Society (RIMS),

la plus vaste organisation du monde spécialisée dans la gestion des risques et de l¹assurance,

comptant 4 500 entités membres aux États-Unis et au Canada, et 8 000 membres à titre individuel

parmi ses employés. M. Kelly est membre du Conseil consultatif sur la gestion des risques de

l¹Allianz Insurance Company et membre du Conseil consultatif des comptes nationaux de l¹AIG. 

Il est administrateur de la Spencer Educational Foundation et a siégé au Conseil exécutif de la

gestion des risques de la Protection Mutual Insurance Company. M. Kelly a été président du

Comité des assurances de l¹American Bankers Association (ABA), président de la Conférence

nationale sur la sécurité et la gestion des risques de l¹ABA en 1993 et co-président du Forum

sur la gestion des risques tenu à Monte Carlo en 1995.  Cette année là, il a aussi reçu le Prix

Matthew Lenz pour la gestion des risques octroyé par la section new yorkaise du CPCU.  M. Kelly

s¹exprime fréquemment dans divers forums à travers le monde et a publié de nombreux articles

sur divers sujets.



La carrière de M. Kelly dans l¹assurance a débuté en 1972 à l¹INA où il était assureur.  Il a

ensuite occupé les fonctions de cadre au sein du Département de la gestion des risques de la

Chase Manhattan Bank.  Enfin, M. Kelly a été vice-président de la Bankers Trust Company.



M. Kelly est titulaire d¹un B.A. en littérature anglaise de Fordham University à New York et

d¹une maîtrise en gestion des affaires (MBA) de la Fordham Graduate School of Business à

Lincoln Center.



* www.rims.org/ifrima BONJOUR





J¹aimerais tout d¹abord remercier le comité organisateur de m¹avoir invité à Toronto...en plein

mois de février.



Je me félicite que les organisateurs de la conférence aient choisi d¹honorer la mémoire de feu

Douglas Barlow, président de la RIMS de 1971 à 1972.  Pour ma part, j¹ai eu la chance de

connaître Doug pendant l¹année de ma présidence. Il avait à l¹époque presque 90 ans et était

non seulement l¹un des hommes les plus érudits que j¹aie jamais rencontrés mais aussi l¹un des

plus curieux d¹esprit.  Je crois qu¹il était intéressant parce qu¹il s¹intéressait lui-même à

tant de sujets différents.  Je me souviendrai toujours de notre première conversation.  Il m¹a

parlé des difficultés qu¹il avait à traduire un document écrit en français du 17e siècle, des

différences entre le latin classique et le latin d¹église, une question dont il s¹entretenait

par correspondance avec le Vatican, et des vertus du whisky de pur malt, à son avis la seule

boisson véritablement digne de ce nom.  Une année, nous avions invité un futuriste à la

conférence de la RIMS, et je revois Doug assis au premier rang, qui écoutait, fasciné, appuyé

sur sa cane.  Il est particulièrement à propos d¹entamer ce débat sur la qualité en nous

remémorant Douglas Barlow.



Le fait que nous soyons ici aujourd¹hui pour parler de la qualité est dû au travail acharné

d¹un grand nombre de personnes dévouées.  Nous devons les remercier des efforts qui ont conduit

au point où un débat potentiellement fructueux peut démarrer.  Je fais tout spécialement

allusion aux travaux du Congrès sur la qualité de l¹assurance (Quality Insurance Congress -

QIC) et à ses dirigeants.



Le sondage réalisé par ce Congrès auprès de la RIMS a été utile en ce sens qu¹il a souligné le

niveau de mécontentement des gestionnaires des risques concernant les services fournis par les

assureurs et les intermédiaires. En tenant compte de ce mécontentement, nous devons maintenant

dépasser l¹analyse de la qualité des services et agir sur la manière dont ils sont fournis. 

Tout en appréciant ce sondage à sa juste valeur, il faut toutefois reconnaître son rôle limité

en tant que facteur de changement.   Malgré les nombreuses questions qu¹il comporte et la

manière détaillée dont ses résultats sont présentés, à mes yeux, il n¹indique qu¹une seule

chose, à savoir un mécontentement général.  Le fait qu¹un assureur ou un courtier ait reçu une

note générale de 62 ou de 71 est sans importance.  Cela équivaut, dans la notation par lettres,

à un C ou un D, qui, comme mes trois filles pourront vous le dire, ne représentent jamais un

niveau de performance acceptable.  Toutefois, il convient de rappeler que la performance des

courtiers et des assureurs reflète directement les standards que nous, les clients, avons

fixés.



Avant de nous intéresser plus particulièrement aux assureurs et aux intermédiaires, il faut, en

toute équité, reconnaître que la médiocrité est présente dans toutes les branches de la gestion

des risques et de l¹assurance.  Je crois que nous, gestionnaires des risques, avons eu raison

d¹évaluer les assureurs et les courtiers avant qu¹ils n¹aient eu l¹occasion de nous évaluer à

leur tour.



Examinons donc les types de questions susceptibles de figurer dans un sondage sur la qualité

des services offerts par les gestionnaires des risques :



Évaluez le gestionnaire des risques en lui donnant une note de 1 à 5, cinq étant la note plus

haute, en fonction des critères suivants :



… Connaissance approfondie de tous les aspects de l¹organisation, au niveau mondial



… Accès continu aux cadres de direction et communication constante avec eux



… Solides connaissances dans les domaines de la finance et de l¹analyse statistique …

Compréhension des progrès technologiques actuels susceptibles de modifier le profil de risque

de la société et du secteur



… Définition précise et communication de tout ce qui est attendu des courtiers et des assureurs



Je crois que nos notes seraient comparables à celles que nous avons attribuées aux assureurs et

aux courtiers.



Mais, tout en indiquant un mécontentement général, les résultats du sondage ne fournissent pas

les éléments qui permettraient à un courtier ou à un assureur d¹élaborer une stratégie visant à

améliorer la qualité et de mesurer cette amélioration.



La « qualité » n¹est pas définie sauf dans la mesure où elle est comprise de manière subjective

par chaque gestionnaire des risques répondant au sondage.



Les questions contenues dans ce sondage utilisent des termes qui ne sont pas définis.  Que

veut-on dire précisément par « ponctuellement », « efficacement », « significatif », « innovant

» ?   Du fait que ces termes sont vagues, la réponse qu¹ils suscitent reflète les opinions

personnelles du gestionnaire des risques sur une société donnée.  Comment expliquer autrement

que l¹une des entreprises les plus innovantes et les plus efficaces du secteur ait reçu des

notes aussi basses dans ces catégories ?



Compte tenu du mécontentement général que le sondage a révélé, nous devons faire avancer le

débat au-delà des impressions subjectives et personnelles afin de mesurer objectivement les

performances.  On peut toujours poser la question : « Pensez-vous que cette société est

innovante ? »  Mais, il vaudrait mieux demander : « Combien de nouveaux modèles de police ou

types de couverture ont été mis sur le marché par cette société au cours des derniers 36 mois ?

»   Nous pouvons donner notre « avis » sur l¹efficacité d¹un assureur ou nous pouvons examiner

son ratio de frais généraux.



À moins de définir et de quantifier, nous ne pouvons pas mesurer.  Et faute de mesurer, nous

n¹arriverons jamais au point, pour reprendre la formule du sondage, où nous « pensons » que nos

« besoins » sont satisfaits.  En tant que gestionnaire de personnel, j¹ai souvent observé que

le meilleur moyen d¹obtenir les résultats souhaités est d¹expliquer aux personnes concernées ce

que l¹on attend d¹elles.



L¹une des méthodes utilisées pour améliorer les processus afin de mieux servir les clients

s¹appelle Six Sigma.  Le fait que le nom de cette méthode soit lui-même une mesure indique sa

nature rigoureusement quantitative.  Six Sigma est simplement une mesure de qualité

relativement haute.



Six Sigma signifie que pour chaque million d¹événements, qui peuvent aller des produits aux

calculs de primes, il n¹y aura pas plus de 3,4 erreurs ou défauts.  Comme sur l¹échelle de

Richter, chaque niveau Sigma est exponentiellement différent.



Six Sigma peut être un standard de qualité très élevé pour la fabrication de stylos à bille,

mais pourrait s¹avérer insuffisant pour la fabrication de pièces de moteurs à réaction, ou pour

effectuer des opérations de milliards de dollars sur les marchés financiers.



La méthode Six Sigma d¹analyse des processus a été adoptée, à divers degrés, par un certain

nombre de sociétés, notamment Motorola, General Electric, Allied Signal, Texas Instruments, et

par ma propre société, J.P. Morgan.  Telle qu¹elle est appliquée chez nous, cette méthode

comprend six phases distinctes, qui peuvent être résumées par le sigle DMAIIC : Define,

Measure, Analyze, Improve, Implement and Control (Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer,

Appliquer et Contrôler).





Six Sigma n¹est pas une formule magique.  C¹est l¹analyse détaillée d¹un processus du début à

la fin à l¹aide de plusieurs mesures et diagrammes.  Considérons le processus qui consiste à

acquérir une police d¹assurance, depuis le choix du courtier jusqu¹au paiement de la prime. 

Combien de phases, de transferts et de personnes seront-ils nécessaires ?  Le paiement des

primes est  un processus important en soi, affecté par des carences d¹efficacité

institutionnelles dont nous parlerons plus tard.  En outre, le très grand nombre de compagnies

d¹assurances de biens et de risques divers existant sur le marché entraîne une duplication

importante des ressources au sein de chaque compagnie d¹assurance et de courtage et  entre

elles.  Du point de vue de l¹utilisation de la technologie, le secteur de l¹assurance a été

surnommé « l¹homme des cavernes des services financiers ».  Mais je m¹écarte du sujet.



Le facteur clé est la nécessité de mesurer et de quantifier la performance.  Six Sigma n¹est

qu¹une méthode.  La compagnie d¹assurance Progressive n¹a pas eu besoin de Six Sigma pour

appliquer la métrique à ses services de traitement des sinistres.



L¹idée principale que je souhaite vous communiquer est que cette insistance sur la qualité a

pour but d¹assurer que le client reçoive ce qui est le plus important à ses yeux, selon sa

propre définition.  En tant que clients du secteur de l¹assurance et du courtage, notre tâche

consiste à définir des standards de performance acceptables, de telle sorte que chaque

compagnie puisse stratégiquement planifier, mesurer ses progrès, et être objectivement évaluée.



À cette fin, nous devons aller au delà de la comparaison subjective entre assureurs et

courtiers et examiner comment, dans d¹autres secteurs, aussi bien des sociétés de services que

de biens de consommation, livrent leurs produits et évaluent la qualité de leurs processus.



Avant de passer brièvement en revue les principaux points de la méthode Six Sigma, je voudrais

d¹abord vous signaler que je ne suis pas un expert en la matière.  J¹ai constaté que  le fait

de connaître tant soit peu la méthodologie de l¹amélioration de la qualité dans le contexte de

l¹assurance peut inciter à croire que l¹on est un borgne au pays des aveugles.  Mais, en

réalité, je suis plutôt comme le maître qui a un chapitre d¹avance sur la classe.  À la fin de

la matinée, vous en saurez autant que moi sur le sujet et, je l¹espère, partagerez avec

d¹autres vos nouvelles connaissances.



Si vous souhaitez faire une étude approfondie de cette méthodologie afin de l¹appliquer à votre

société, il vous sera nécessaire d¹avoir recours aux services d¹un des nombreux consultants,

dont le nombre s¹accroît sans cesse, possédant une expertise étendue dans ce domaine.



J¹ai signalé que nous devons aller au delà de la comparaison subjective des courtiers et des

assureurs entre eux et examiner la manière dont les entreprises des autres secteurs livrent

leurs produits et évaluent la qualité de leurs processus.  En général, une société exerçant des

activités dans un secteur donné n¹identifiera pas des opportunités importantes de s¹améliorer

en observant seulement ce que font les autres entreprises du même secteur.



Le concept de Six Sigma n¹est pas nouveau.  Dans les années 80, les industriels japonais

produisaient déjà des biens tels que des montres et des télévisions conformes au standard Six

Sigma.  À l¹époque, la qualité des biens américains était en moyenne de quatre sur l¹échelle

Sigma, à savoir de plus de 6 000 défauts par million d¹articles.  Toutefois, Motorola a fait

observer que les Japonais n¹appliquaient ce standard élevé de qualité que dans le domaine de la

production des produits.  Les entreprises japonaises doivent encore considérablement améliorer

la qualité et la productivité de leurs processus commerciaux.  À la fin des années 80 et au

début des années 90, Motorola a adopté la méthodologie Six Sigma et a amélioré ses

performances, qui sont passées de quatre à cinq et demi sur l¹échelle Sigma, réalisant ainsi

une économie estimée à 2,2 milliards de dollars.  L¹exemple de Motorola a été rapidement suivi

par Allied Signal et Texas Instruments.  À la fin de 1995, General Electric a élaboré sa propre

version de Six Sigma.  G.E. a adopté un système inspiré des arts martiaux selon lequel le

niveau de capacité des individus à appliquer divers outils d¹analyse statistique se mesure en

ceintures vertes, noires (maîtres) et champions.



Mais qu¹est-ce que tout cela représente pour nous ?  Toutes ces sociétés n¹appartiennent-elles

pas au secteur industriel ?  L¹assurance ne fait-elle pas partie du secteur des services

financiers ?  Tout d¹abord, j¹aimerais signaler que G.E. est bien plus qu¹une société

industrielle, car ses activités comprennent G.E. Capital et NBC Television Network.  Comme nous

le verrons plus loin, toutes les entreprises, qu¹elles soient dans le secteur industriel ou des

services, utilisent des processus.  C¹est pourquoi la méthodologie Six Sigma peut être

appliquée avec succès aux services financiers, de la même manière qu¹elle a été adaptée aux

besoins de J.P. Morgan et plus récemment, de AIG.



Il est intéressant de noter qu¹aucune des initiatives réussies d¹amélioration de la qualité

adoptées par Motorola, Allied Signal, Texas Instruments et G.E. n¹a été imposée par un

consortium ou une confédération du secteur.  Elles ont toutes été appliquées unilatéralement

par des sociétés qui ont adapté une méthodologie à leur propre culture d¹entreprise et à leur

clientèle.  Maintenant que le QIC a attiré l¹attention sur cette question, je crois que les

efforts de contrôle de la qualité dans le secteur de l¹assurance se feront aussi au niveau de

chaque société, comme cela s¹est produit chez Progressive.



L¹analyse DMAIIC étudie un processus de « bout en bout ».  Là où elle est appliquée, on fait

constamment référence à des projets de bout en bout.  Dans le cadre des activités de J.P.

Morgan, cela peut signifier de l¹exécution d¹une transaction boursière jusqu¹à réception de sa

confirmation par la contrepartie.  Dans l¹assurance, cela veut dire, par exemple, du moment où

se produit un accident de voiture à celui où l¹assuré reçoit le paiement de son indemnité.  De

telles analyses peuvent, par définition, être effectuées partout dans l¹entreprise.



Les entreprises d¹assurance et autres sociétés qui ont des rapports avec les assureurs et les

gestionnaires des risques offrent une opportunité extraordinaire de réaliser des analyses de

bout en bout dans l¹ensemble de la structure de l¹entreprise.  J¹insiste sur ce point parce que

la vision globale est relativement étrangère aux assureurs et aux sociétés qui doivent

travailler avec eux.  L¹assurance fonctionne suivant des créneaux verticaux.  D¹un coté, il y a

la vente de polices et de l¹autre, le règlement des sinistres.  Je n¹ai jamais bien compris

pourquoi les sinistres, la branche qui administre la raison même pour laquelle les polices ont

été souscrites, sont séparés de la vente de polices.  Je crois que c¹est peut-être parce que

chaque branche est au service de clients différents.  La vente de polices a pour but de fournir

un produit que son client, l¹assuré, achètera, tandis que le règlement des sinistres sert les

intérêts de son client, les actionnaires de l¹assureur, en limitant ses décaissements à un

minimum.



Considérez le fait que la personne chargée de l¹assurance des biens ou des risques divers, le

spécialiste des assurances des particuliers, l¹assureur responsabilité des cadres et

fonctionnaires, le spécialiste du bris des machines et tant d¹autres assureurs travaillent

parfois dans le même immeuble pendant vingt ans, vendant des polices d¹assurance aux mêmes

clients, demandant souvent les mêmes renseignements, et pourtant, sont les premiers à admettre

qu¹ils ne comprennent pas ou peu ce que font les autres assureurs.



Je suis sûr que je pourrais encore travailler dans une compagnie d¹assurance et vendre des

polices cambriolages et détournements à l¹aide du manuel que j¹utilisais autrefois.  Mais

lorsque j¹ai été recruté par Chase en tant que spécialiste des assurances cambriolage et

détournements en 1973, j¹ai dit à mon chef que je voulais apprendre tous les types de

couvertures d¹assurance des biens et risques divers.  Il a répondu : « rien de tout ça n¹est

très difficile mais il y a beaucoup de matériel à couvrir. »  En réalité, ce n¹est pas si

difficile.  Mais le fait que nous ayons laissé la spécialisation évoluer au point où elle l¹a

fait, se multiplier géographiquement, et être dupliquée par les autres sociétés qui ont des

rapports avec les assureurs, a contribué à une fragmentation excessive du secteur.  Pour toutes

ces raisons, le secteur de l¹assurance a un besoin urgent d¹analyses de bout en bout, portant

sur les entreprises aussi bien globalement qu¹au niveau de chaque affaire, en incluant tous les

départements.



DMAIIC J¹aimerais vous aider à mieux comprendre ce qu¹est DMAIIC,  le sigle qui, comme je l¹ai

indiqué précédemment, signifie Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer, Appliquer et Contrôler. 

Nous allons examiner en profondeur les deux premières étapes afin de saisir toute la rigueur de

ce processus d¹analyse hautement quantitatif.  Toutefois, le document que j¹ai distribué vous

offre une explication beaucoup plus détaillée de l¹ensemble du processus.  Nous examinerons

d¹abord la manière dont est définie la portée d¹une analyse de bout en bout.



Définir



Bien que Six Sigma ait un caractère rigoureusement quantitatif, la méthode prend également en

compte le fait qu¹elle est appliqué par des êtres humains, dans un contexte social et

politique.  Elle reconnaît spécifiquement le besoin de tenir compte du facteur WIIFM.  WIIFM

est le sigle anglais de la phrase « Qu¹est-ce que ça me rapporte ? »  Ce facteur est considéré

essentiel pour identifier et rassembler les ressources nécessaires pour mener à bien un projet

de bout en bout, notamment la coordination des rôles.  Parmi les membres de l¹équipe

sélectionnée,  il y aura des experts dans les domaines pertinents, leurs responsables directs

ainsi que des cadres administratifs et des experts en refonte des processus.  L¹attribution de

ces rôles exigera une analyse détaillée des principaux intéressés et de leur attitude

personnelle envers le projet, à savoir : qui s¹est engagé dans le projet ?  Qui ne s¹est pas

engagé ?  Et qui doit s¹engager ?  En bref, si les personnes qui doivent être engagées ne le

sont pas, il est inutile d¹aller plus loin.



Une fois que les ressources adéquates ont été identifiées et qu¹un acte constitutif de l¹équipe

a été dressé, on peut définir officiellement les objectifs et les résultats du projet .  Le

principe dominant ici est que ces objectifs et résultats doivent correspondre à un besoin

commercial.  Un besoin commercial est toujours défini à partir de ce qu¹un client considère

être essentiel à la qualité, c¹est-à-dire le facteur CTQ (Critical To Quality).  Dans le

contexte de l¹assurance, ce CTQ pourrait être le versement plus rapide des indemnités, en

supposant que, dans le domaine des sinistres, l¹assuré soit le client.



Une fois que les objectifs et les résultats ont été définis, un plan de projet peut être

formulé.  Ce plan articule expressément les activités nécessaires pour mener à bien le projet,

ainsi que les détails du calendrier général, y compris les étapes importantes et les ressources

requises.



Une fois que le plan de projet a été formulé, l¹équipe est en mesure d¹élaborer le plan de

communication.  Ce plan de communication est conçu à partir des questions suivantes :



… Qui a besoin de savoir ? À quel public nous adressons-nous ? ..sponsors, intéressés, membres

d¹équipe, bureau de productivité, employés, clients, services de cotation financière,

organismes de réglementation,...



… Qu¹ont-ils besoin de savoir ?



… Avec quelle fréquence ?



… Par quels moyens ? Informations écrites, électroniques, événements organisés, gestes

symboliques et/ou entretiens individuels ou en groupe.



L¹un des aspects pratiques du processus DMAIIC est qu¹il revient constamment en arrière afin de

réévaluer les décisions et hypothèses adoptées précédemment.  Ces vérifications, qui doivent

être effectuées avant de passer à l¹étape suivante, sont appelées points de contrôle.



Lorsque nous considérons que toutes les tâches comprises dans l¹étape de « définition » sont

achevées, nous devons répondre aux questions ci-dessous avant de passer à l¹étape suivante.



Étape de définition : points de contrôle … Le projet représente-t-il une véritable opportunité

commerciale ? … Les « faits » ont-ils été utilisés pour élaborer le dossier commercial ? …

L¹équipe adéquate est-elle en place ? … Tous les membres de l¹équipe connaissent-ils la portée

du projet ? … Comptons-nous avec la participation des intéressés ? … Avons-nous un plan de

communication approprié ? … Avons-nous un plan de projet détaillé ?



J¹espère que cette brève analyse de l¹étape correspondant à la première lettre du sigle DMAIIC

vous a permis d¹entrevoir qu¹il ne s¹agit pas d¹une tâche fantaisiste, mais d¹un rigoureux

processus d¹auto-vérification de bout en bout.  Cette étape de définition est peut-être

analogue aux débats qui accompagnent les décisions relatives à l¹utilisation de ressources

militaires,... Que voulons-nous accomplir exactement ?  Quelles sont les ressources nécessaires

pour atteindre ce but ?  Et comment saurons-nous quand nous aurons rempli notre mission ?



Mesurer Comme je vous l¹ai dit, le « M » de DMAIIC veut dire mesurer.  On ne peut pas trop

insister sur  l¹importance de l¹étape de mesure du processus.  Le principe fondamental de la

méthode Six Sigma est que si quelque chose ne peut pas être mesuré, il est inutile de

l¹examiner, puisque son amélioration ne pourra jamais être évaluée.  Ce principe présume

toutefois qu¹il existe un moyen de quantifier et de mesurer chaque processus.



Avant de commencer à mesurer, il faut s¹assurer que le processus est compris en profondeur, de

bout en bout :



Quelles sont les activités ?



Quelles sont les mesures essentielles ?



Quels systèmes sont utilisés ?



Quelles personnes sont concernées ?



Quelles sont les données et les informations essentielles ?



Quelle est la voix du client ?



Quelle est la voix du processus ?



Quel est le niveau actuel de performance relatif aux attributs que le client considère

essentiels à la qualité  (les CTQ) ?  En fait, dans DMAIIC, nous parlons même de ce qui

pourrait plaire au client.



Dans l¹assurance, par exemple, si le client soumet un avis de sinistre lié à la responsabilité

des cadres et fonctionnaires, que souhaite-t-il avant tout ? recevoir rapidement une lettre de

l¹avocat de l¹assurance réservant les droits de l¹entreprise et l¹informant de toutes les

raisons possibles pour lesquelles ce sinistre pourrait ne pas être couvert ?  ou préférerait-il

recevoir confirmation du fait que l¹assureur est disposé à lui prêter assistance, tout en

faisant observer que certains aspects de la couverture sont peut-être à revoir ?



Pour garantir qu¹il soit pleinement compris par tous et pour établir une base de référence à

partir de laquelle de nouvelles idées peuvent être générées, il faut habituellement élaborer un

diagramme du processus.  Au niveau le plus élevé, ce diagramme représente ce qui, je vous le

promets, sera le dernier sigle que je mentionnerai ce matin : SIPOC, ou Suppliers, Inputs,

Process, Outputs, Clients (les Fournisseurs, les Facteurs de production, les étapes du

Processus, les Résultats et les Clients).  Les diagrammes de processus détaillés peuvent être

très complexes.



Vous connaissez peut-être déjà les symboles standard des diagrammes de processus





ACTIVITÉ











ACTEUR





Ÿ RÉSULTAT



***	CONNECTEUR Æ DÉCLENCHEUR



ý 		DÉCISION



‹ POINT DE CONTRÔLE L¹élaboration de diagrammes de processus est une discipline en soi, avec

des cours complets consacrés à son étude.



Je ne l¹illustrerai pas ici, mais réfléchissez à la complexité du diagramme de processus

correspondant à la création et à la syndication d¹un nouveau produit d¹assurance.  Un placement

important de 400 millions de dollars, par exemple, pourrait nécessiter l¹intervention de plus

de 30 assureurs primaires, avec de nombreuses réassurances et rétrocessions.  Le fait que l¹on

doive faire appel à de si nombreux assureurs pour des placements importants est la conséquence

des capacités limitées de chaque assureur individuel.  Selon A.M. Best, sur 2000 assureurs de

biens et risques divers en Amérique du Nord, seulement 70 environ détiennent plus d¹un milliard

de dollars en fonds propres.



Il est important de s¹assurer que tous les éléments du processus soient pris en compte. 

L¹inventaire des éléments qui constituent le processus doit comprendre :



… Produits : produits offerts, secteurs auxquels des services sont offerts



… Organisation : rôles et responsabilités, récompenses et reconnaissance, formation



… Technologie : architecture de l¹information pour les équipes/logiciels



… Installations : centralisation, décentralisation, services partagés



… Politique : contrôle, qualité, standards



Une fois que le processus est pleinement compris et que son diagramme a été établi, certaines

améliorations immédiates peuvent sembler évidentes.  Prenons l¹exemple du versement des primes.

 À une époque où les grandes banques virent des centaines de milliards de dollars par jour,

nous continuons à verser les primes d¹assurance comme nous le faisions en 1800, en faisant

circuler des papiers de l¹assureur au courtier, du courtier à l¹assuré, de l¹assuré au

courtier, et finalement en les renvoyant à l¹assureur.  Un simple diagramme de processus

suggérerait que deux de ces 5 étapes ne sont pas nécessaires.  Le processus suit une

trajectoire similaire, mais inverse, dans le cas du versement des indemnisations.



En conséquence, des sommes importantes d¹argent se trouvent continuellement aux mains du

courtier intermédiaire, alors qu¹elles sont en train de passer de l¹assuré à l¹assurance sous

forme de primes et de l¹assureur à l¹assuré sous forme de versements d¹indemnités.  N¹étant pas

propriétaire de ces fonds, le courtier agissant à titre d¹intermédiaire les déclare comme «

fonds fiduciaires ».  Mais si le courtier d¹assurance détient et investit les fonds de l¹assuré

et de l¹assureur à titre fiduciaire, il est peut-être le seul fiduciaire à ne pas fournir des

rentes aux propriétaire des fonds qu¹il investit.  Est-ce une question importante ?  Le solde

du fonds fiduciaire le plus important détenu par un courtier à la fin du troisième trimestre

1999 s¹élevait à 3,5 milliards de dollars, générant un revenu annualisé de plus de 160 millions

de dollars pour cette seule société.  En extrapolant à partir de ces chiffres, nous pouvons

supposer que l¹ensemble du secteur du courtage détient des fonds fiduciaires d¹une valeur

moyenne de 5 à 10 milliards de dollars. Ces fonds, qui ne fournissent aucun rendement à leurs

propriétaires, rapportent aux « fiduciaires » des centaines de millions de dollars s¹ajoutant

directement à leurs résultats.



Alors que les gestionnaires des risques ont consacré une attention considérable à la question

des commissions contingentes des courtiers, cela n¹est-il pas un autre élément de rémunération

qui doit être pris en compte ?  Considérant en particulier que les centaines de millions de

revenus générés par les fonds fiduciaires pourraient plutôt servir à financer les risques, à

savoir le besoin fondamental du client. À moins que, dans le cas des fonds fiduciaires, le

courtier ne soit son propre client.



Pour en revenir à DMAIIC, à présent que le processus est parfaitement compris et documenté et

que des améliorations immédiates ont été identifiées, nous pouvons entrer dans le coeur du

sujet et déterminer ce que le client considère essentiel en matière de qualité.  Le client

s¹exprime de différentes manières :



… Plaintes … Compliments … Renvoi de produits … Préférences de produits / services …

Résiliation de contrats … Fluctuation des parts de marché … Départs / acquisitions … Références

… Taux de réussite des stratégies de vente … Autres : comme la nature des visites de clients

sur le site Web de la société. Nous pouvons entendre ces diverses voix à l¹aide de différents

moyens de communication.  La recherche peut porter sur des entretiens, des groupes de

discussion (focus groups), des enquêtes et des observations.  Des postes d¹écoute moins

officiels peuvent être établis en rassemblant les informations des représentants des services

aux clients, des vendeurs et des personnes responsables de la facturation, des comptes clients

et des recouvrements.  Des données internes et externes sont aussi disponibles au sein de la

société, auprès des experts du secteur, de sources secondaires et des concurrents.



Comme je l¹ai déjà dit, mais cela mérite d¹être répété, je crois que l¹une des ruptures de

communication majeures du secteur de l¹assurance, entre le service de vente de polices et celui

du règlement des sinistres, peut être attribuée au fait que leur client n¹est pas le même dans

les deux cas.  Dans le processus de souscription d¹une police d¹assurance, le client est

manifestement l¹assuré et le produit doit être adapté en fonction de ses attentes.  Dans le

processus de règlement d¹un sinistre, le client semble être la direction et les actionnaires de

l¹assureur, c¹est pourquoi le processus de règlement des sinistres est conçu pour minimiser

leurs décaissements.  Cela devient encore plus évident dans le cas d¹un ajusteur dont le client

est, en fait, la compagnie d¹assurance.  Pour ajouter à la confusion, un assureur important m¹a

dit récemment qu¹un grand nombre de ses collègues pensent que leur client est le courtier.



Une fois que les caractéristiques du produit ou du service, ainsi que les attributs, les

dimensions et les caractéristiques essentiels à la qualité dans l¹opinion du client (les

CTQ),ont été identifiés, on peut sélectionner les métriques adéquates, au sein de catégories

telles que : Catégories	Exemples Rapidité		.	Livrer la police dans les 10 jours

suivant le renouvellement



.		Répondre à un rapport de sinistre automobile dans les deux heures qui suivent



Exactitude		.	Absence d¹erreurs dans la documentation de la police



Service		.	Disponibilité 24 h sur 24, 7 jours par semaine .	Répondre au téléphone à

la troisième sonnerie ou avant



.	Dans le cas d¹une réponse enregistrée, pas plus de 20 secondes ne doivent s¹écouler avant

intervention humaine



Coût		.	Le client peut souhaiter ne pas payer plus qu¹un certain nombre de points de

base par million de couverture existante



Avec ces métriques, la performance actuelle peut être mesurée et les futurs objectifs peuvent

être ciblés :



CTQ	Métrique	Performance actuelle	Cible



Je crois que vous pouvez voir maintenant combien cette méthode contraste avec l¹enquête QIC,

qui utilisait des mots tels que « ponctuellement », sans les définir.  Comme je l¹ai dit, si

nous ne pouvons pas mesurer, nous n¹avons aucune base de discussion.



Ces métriques comprendront à la fois des mesures d¹efficience et  d¹efficacité.



Les mesures d¹efficience comprendront : … Le coût par transaction … Le temps consacré à chaque

activité … Le travail repris … Le délai d¹exécution … La variabilité de l¹activité



Les mesures d¹efficacité comprendront : … Le pourcentage de défauts … Le nombre d¹erreurs … Le

temps de réponse total … L¹exactitude de la facturation … Les revenus L¹étape suivante,

logiquement, consiste à formuler un plan statistiquement viable pour la collecte de données et

leur représentation graphique, en tenant compte des données qui existent déjà.  L¹un des

aspects les plus intéressants de cette phase, pour moi, est la représentation graphique, étant

donné que la manière dont l¹information est affichée est essentielle à la compréhension du

processus évalué.



La plupart d¹entre nous sont déjà familiers avec les diagrammes Gant utilisés dans la gestion

de projets.  Toutefois, nous connaissons généralement moins bien les diagrammes d¹exploitation

des phases (run charts), les graphiques de Pareto, les graphiques de dispersion, les diagrammes

en bâtons et les diagrammes en arête de poisson (fishbone diagrams), qui offrent chacun une

perspective différente pour examiner le processus.



Après avoir déterminé les CTQ, le type de mesures à rassembler et la nature des données à

court/long terme, on peut mesurer la performance Sigma.  Il y a trois manières différentes de

mesurer, selon la nature des données, et je ne vais pas vous expliquer ces calculs compliqués

ce matin.  Toutefois, présentée simplement, l¹échelle de base Sigma est la suivante : Sigma 2 3

4 5 6	 Défauts par million 308 537 66 807 6 210 233 3,4





Un « défaut » est l¹échec à satisfaire un CTQ.



Avant de conclure la phase de mesure, nous devons tenir compte des questions suivantes de

contrôle : Étape de mesure : points de contrôle … Avons-nous considéré le processus globalement

: activités, information, ressources humaines, systèmes, etc. ? … Le processus a-t-il été

considéré au niveau adéquat ? … Les besoins du client ont-ils été identifiés et hiérarchisés ?

… Avons-nous identifié des CTQ mesurables ?  Ces CTQ sont-ils liés aux besoins importants du

client ? … Avons-nous déterminé le niveau de performance Sigma actuel pour les métriques

essentielles ? … Les cibles ont-elles été établies en fonction des besoins du client ? …

Avons-nous clarifié les éléments du problème et les objectifs ?



Après avoir consacré quelque temps aux définitions et aux mesures, nous noterons brièvement les

quatre autres étapes de DMAIIC : Analyser, Améliorer, Appliquer et Contrôler.  Toutefois, vous

trouverez plus de détails dans les documents qui vous ont été distribués.  Par ailleurs, si

vous cherchez « Six Sigma » sur le Web, vous trouverez plus de 3 000 références.



Analyser L¹objectif de l¹étape d¹analyse est d¹étudier les données recueillies au cours de la

phase de mesure, afin de déterminer les raisons pour lesquelles le processus fonctionne comme

il le fait aujourd¹hui, en identifiant et en quantifiant les relations de cause à effet.



Améliorer L¹objectif de l¹étape suivante d¹amélioration consiste à identifier les possibilités

d¹améliorations importantes, à repérer les alternatives hautement bénéfiques, à sélectionner la

méthode privilégiée, à concevoir la future structure, à déterminer le nouveau niveau de

performance Sigma, à effectuer des analyses de rentabilité, à concevoir les méthodes permettant

d¹enregistrer la performance et les résultats et à formuler un plan préliminaire de mise en

oeuvre.



D¹autres sociétés qui ont utilisé la méthodologie DMAIIC n¹ont pas séparé l¹application en une

étape distincte.  Toutefois, nous avons voulu nous assurer que nous n¹allions pas crier

victoire après avoir identifié les moyens d¹améliorer le processus sans avoir mis ces

changements en pratique.  C¹est pourquoi nous avons ajouté une cinquième étape d¹application.



Application L¹objectif de l¹étape d¹application est d¹élaborer un plan pilote d¹application, de

mettre ce plan à exécution, de tirer les leçons des résultats obtenus, de formuler un plan

d¹application à grande échelle, de mettre en oeuvre les solutions définitives, de mesurer les

résultats, d¹élaborer des méthodes de contrôle et de gérer les changements.



Contrôle L¹étapee finale de DMAIIC est l¹étape de contrôle, dont l¹objectif est d¹assurer le

fonctionnement du nouveau processus, d¹améliorer constamment les moteurs du processus, de

donner des informations sur la performance et les résultats obtenus, de créer des lignes de

communication bidirectionnelles dans les domaines les plus importants, de faire les ajustements

nécessaires, et d¹identifier les opportunités de répétition, c¹est-à-dire, identifier d¹autres

processus similaires qui pourraient être améliorés par des moyens similaires.



Conclusion En conclusion, je voudrais vous demander de considérer la question de la qualité à

deux niveaux. Manifestement, une opportunité importante d¹améliorer l¹efficience dans le

secteur de l¹assurance et de la gestion des risques s¹offre à nous.  Mais les gestionnaires des

risques ont aussi l¹opportunité de jouer un rôle accru au sein des initiatives en faveur de la

qualité dans leur propre entreprise.  Comme vous l¹avez peut-être déjà deviné, le processus

DMAIIC n¹est pas si différent des méthodes conventionnelles de gestion des risques :

identifier, évaluer, atténuer, financer si nécessaire et surveiller.  Les gestionnaires des

risques ont toujours analysé des processus, et cherché continuellement à déterminer quels

aspects d¹un processus présentaient des risques.  Six Sigma est une autre méthode qui nous

permet non seulement d¹identifier les risques, mais aussi les pratiques non efficientes.



La plupart des gestionnaires des risques et assurances se classent dans la catégorie de ce que

l¹on appelle à Wall Street les « non-revenue generators », c¹est-à-dire des personnes qui,

comme moi, ne contribuent pas directement aux résultats, mais ont néanmoins la témérité

d¹occuper une place et de respirer toute l¹oxygène disponible.  Quelle que soit l¹entreprise

pour laquelle vous travaillez, la méthodologie Six Sigma/DMAIIC est un outil qui vous permettra

d¹accroître votre contribution, non seulement en réduisant les dépenses, mais en améliorant les

marges et, en fait, en augmentant les bénéfices.



Mon but ce matin était simplement de vous présenter cette méthodologie.  J¹espère que vous

approfondirez le sujet et que vous le trouverez utile.



Il me semble que la meilleure façon de conclure est de citer le dernier article publié de mon

ami Douglas Barlow, dans lequel il nous rappelait que « toute gestion est une gestion des

risques.»



Je vous remercie.










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